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USA-Biden accuse Trump de vouloir "sacrifier la démocratie" américaine
information fournie par Reuters 05/01/2024 à 23:53

par Jeff Mason et Steve Holland

Joe Biden a accusé vendredi Donald Trump, son probable rival à l'élection présidentielle de novembre prochain aux Etats-Unis, de vouloir sacrifier la démocratie américaine à des fins personnelles et de chercher à se venger de ses adversaires politiques.

Le président démocrate a prononcé en Pennsylvanie son premier grand discours de campagne pour sa réélection à l'occasion du troisième anniversaire de l'assaut du Capitole par les partisans de l'ex-président républicain, le 6 janvier 2021.

"Il leur a dit de se battre comme des diables. Et les diables se sont déchaînés", a déclaré Joe Biden. "Puis, comme toujours, il a laissé le sale travail aux autres et s'est retiré à la Maison blanche."

Accusant Donald Trump de vouloir "sacrifier la démocratie afin de prendre le pouvoir", le chef de la Maison blanche a également rappelé à son auditoire que le milliardaire avait traité ses opposants de "vermines", "exactement le même langage que celui de l'Allemagne nazie".

"Comment ose-t-il ? Pour qui, au nom de Dieu, se prend-il ?" a poursuivi Joe Biden, sa voix se transformant en murmure.

L'ancien sénateur et vice-président de Barack Obama a ajouté qu'il ferait de la défense, de la protection et de la sauvegarde de la démocratie la promesse centrale de sa campagne, suggérant qu'un vote pour Donald Trump serait un vote pour la dictature.

"La démocratie est en jeu dans ce scrutin. Votre liberté est en jeu", a martelé le président démocrate.

GEORGE WASHINGTON EN EXEMPLE

Président républicain de 2017 à 2021, Donald Trump a refusé de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle de novembre 2020, encourageant des milliers de ses partisans à envahir le Capitole, siège du Congrès à Washington, pour tenter d'en inverser le résultat le jour de sa certification formelle, le 6 janvier 2021. L'attaque a fait cinq morts et des dizaines de policiers ont été blessés.

A l'époque, a déclaré Joe Biden, "il n'y avait aucun doute quant à la vérité". Même des élus républicains et la chaîne conservatrice Fox News avaient condamné, en public et en privé, les assaillants du Capitole.

"Mais maintenant que le temps a passé, la politique, la peur, l'argent, tout est intervenu. Et ces voix MAGA [Make America Great Again, slogan des partisans de Trump] qui savent la vérité sur Trump et le 6 janvier ont abandonné la vérité et abandonné notre démocratie", a déploré le président américain.

Donald Trump est aujourd'hui largement en tête des sondages pour les primaires républicaines, dont les autres candidats s'abstiennent, pour la plupart, de critiquer le rôle joué par l'ex-président il y a trois ans.

Les enquêtes d'opinion montrent que les électeurs républicains sont moins enclins à lui en tenir rigueur qu'en 2021.

Avant son discours prononcé devant un "community college" de Blue Bell, Joe Biden s'est rendu à Valley Forge, un site historique de la guerre d'indépendance où George Washington avait installé ses quartiers pendant l'hiver 1777-1778.

La Pennsylvanie est l'un des Etats les plus disputés lors des élections présidentielles américaines. Joe Biden s'y est imposé en 2020 avec 50,01% des voix, Donald Trump en 2016 avec 48,58%.

LA DÉMOCRATIE, "CAUSE SACRÉE" DE L'AMÉRIQUE

L'actuel locataire de la Maison blanche n'a pas manqué de souligner l'exemple de George Washington, qui s'est retiré après deux mandats présidentiels.

Joe Biden a également livré certains détails de l'assaut du Capitole, déclarant que des assaillants avaient appelé à pendre le vice-président Mike Pence - ce dernier ayant refusé d'invalider le résultat de l'élection -, ou que des personnes étaient mortes dans l'assaut parce que les mensonges de Donald Trump avaient mené une foule hostile jusqu'à Washington.

Avant son discours, l'équipe de campagne de Donald Trump a diffusé un spot accusant l'actuel président d'être "le vrai destructeur de la démocratie" en "cherchant à emprisonner son rival politique" et "à priver les Américains de leur droit de choisir leur prochain président".

Donald Trump fait face à plusieurs inculpations au pénal, notamment pour l'assaut du Capitole.

Joe Biden a déjà alerté sur l'avenir de la démocratie américaine, lors du premier anniversaire de l'assaut du Capitole, ou encore en septembre 2022, lorsqu'il avait accusé Donald Trump et les plus extrémistes de ses partisans de faire revenir le pays en arrière.

Ses arguments en faveur de la défense de la démocratie n'ont cependant pas réussi à effacer les inquiétudes du camp démocrate quant à son âge avancé, 81 ans - contre 77 ans pour Donald Trump - ou quant à l'état de l'économie.

Lors de l'élection de novembre, a souligné Joe Biden, "toute la question sera de savoir si la démocratie est toujours la cause sacrée de l'Amérique".

(Jean-Stéphane Brosse pour la version française)

2 commentaires

  • 06 janvier 09:24

    ZvR, étant plus que disqualifié pour parler de démocratie en répandant votre propagande nauséa.bonde pour le compte des pires dic.tatures du monde, il est clair que Trump trouve plus de grâce aux yeux de Poutine pour avoir affaibli l OTAN en parlant de retrait, avoir amélioré la visibilité du boucher de Pyongyang sur la scène internationale dans un fiasco retentissant et avoir relancé la politique isolationniste des États-Unis!


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